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Le dernier dessin
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La première critique sur Babelio*****

Un groupe de touristes des plus hétérogène entame une croisière vers les Îles Mariannes, organisée par le mystérieux Andy Ski, qui a tout de l'homme invisible. Si le décor est paradisiaque, les incidents bizarres se multiplient. Seraient-ils les « pantins innocents » dont l'énigmatique sponsor tire les ficelles ?
Benoît Roels est un auteur que je ne connais pas. Et ce n'est pas étonnant puisque « Les pantins innocents » est son deuxième roman. Et, en même temps, c'est étonnant, car, dans sa bibliographie figure une impressionnante liste de bandes dessinées, un genre que j'affectionne pourtant.
La collection « Évasions » dans laquelle est publié le livre que je vais entamer promet « aventures et émotions ». le bandeau, lui, assure : « l'art comme vous ne l'avez jamais lu ! ». Il y a là de quoi titiller ma curiosité. Et maintenant que j'ai tourné la dernière page, je peux vous affirmer que ce n'étaient pas des promesses en l'air.
Le début est assez déconcertant. Où diable l'auteur va-t-il nous mener ?
Le prologue installe une atmosphère glauque, oppressante : un adolescent qui passe son temps à dessiner des oeuvres sombres et terrifiantes, prend un malin plaisir à épouvanter sa petite soeur, sa cadette de dix ans. Non seulement il lui montre ses peintures macabres, mais il lui raconte leur histoire. Spectres et monstres peupleront ses cauchemars. Vous avez pitié de ce pauvre petit ange ? Sachez qu'elle ne se laissera pas faire. Elle se venge. Et ce faisant, manque provoquer une tragédie.
Vingt-cinq ans plus tard, nous voici dans un tout autre univers. Une accorte infirmière arrondit ses fins de mois en posant pour des artistes. Mais Monsieur Cow lui demande quelque chose de très étrange. Lorsqu'elle sort de derrière le paravent, elle est « vêtue d'un mini-short à fleurs, d'un crop top jaune et de grosses baskets. » Quel genre d'oeuvre va-t-il réaliser à partir de ce bizarre accoutrement ? Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Au troisième chapitre, nous poursuivons une institutrice qui se presse pour ne pas rater le début du discours inaugurant la rétrospective Kandinsky. Et voilà que le maître de cérémonie est interrompu par un énergumène si agressif qu'on doit faire appel au service d'ordre pour l'évacuer.
Le lecteur est perplexe. Et il n'est qu'au début de ses surprises. Non, le roman de Benoît Roels ne nous laissera pas un moment de répit. Il nous emmène en croisière, nous fait traverser le Vietnam, la mer des Philippines, nous embarque sur le Transsibérien, nous perd dans le désert de Gobi, nous arrête à Pékin et Ekaterinbourg. Les personnages croisés sont hauts en couleurs et vivent des aventures ébouriffantes. Ils escaladent des volcans ou plongent au fond de l'océan pour découvrir une épave d'avion. Ils se prélassent sur des plages de sable blanc ou claquent des dents « sur l'île d'Olkhon au beau milieu du lac gelé ». Tandis qu'ils rient, dansent, tremblent, pleurent ou se disputent, un couple, pour le moins original, parcourt les musées les plus réputés à la recherche d'oeuvres prestigieuses. le mystère nous attend à tous les tournants Dans le tourbillon du carnaval de Venise, dans les arcanes de la numérologie, auprès d'une chamane qui prépare les décoctions ancestrales capables de soigner les maux les plus tenaces ou au milieu du cercle sacré de Stonehenge.
Peu à peu se dessine la construction savante élaborée par Benoît Roels. Nous établirons des parallèles, nous frémirons, nous rirons et pleurerons aussi.
Benoît Roels m'a fait redécouvrir nombre d'oeuvres d'art que je connaissais, mais qui me révéleraient des aspects inattendus auxquels je n'avais jamais prêté attention. Il m'a appris énormément de choses et fait apprécier des artistes dont je n'avais jamais entendu parler. (Il en donne la liste à la fin de son roman, ce dont je ne me suis malheureusement rendu compte qu'après que j'avais terminé). Il est donc intéressant d'aller les voir sur le net pour mieux profiter de sa lecture. L'auteur accompagne son récit d'une bande-son et on s'aperçoit qu'il a donné à plusieurs personnages les prénoms de ceux qui lui sont chers.
Un des passages qui m'a frappée, c'est le trajet du Transsibérien le long du lac Baïkal que j'avais déjà eu l'occasion de faire en compagnie de Christiana Moreau dans « Cachemire rouge » et de Philippe Gérin dans « Les voyages de Cosme K ».
L'auteur ne manque pas d'ironiser à propos du « comportement désinvolte de bon nombre de gens qui (…) se précipitent au musée et se contentent de faire un selfie devant la pièce maîtresse qui s'y trouve. »
Le roman de Benoît Roels m'a paru foisonnant, intrigant, passionnant, émouvant, intéressant. Bref, il m'a comblée. C'était un gros coup de coeur pour moi.​

 

Béatrice Ferron

 

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